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Plantes & Jardins

Fiche champignon

Comment bien identifier la coulemelle et ne pas la confondre

Par Jérémy
identifier la coulemelle

La fiche coulemelle en un coup d’œil

Macrolepiota procera Bon comestible

Famille
Agaricaceae
Où le trouver
Prairies, pâtures, clairières, lisières, bois clairs de feuillus et haies
Chapeau
10 à 30 cm

Une fiche ne suffit jamais pour identifier un champignon. Au moindre doute, ne le mangez pas : faites vérifier votre cueillette par un pharmacien ou une association de mycologie.

Calendrier
Étape J F M A M J J A S O N D
Saison janvier : non février : non mars : non avril : non mai : non juin : non juillet : non août : oui septembre : oui octobre : oui novembre : oui décembre : non
  • Saison : août à novembre

Comment reconnaître la coulemelle

Chapeau
Mamelonné puis étalé, centre brun, écailles brunes régulières sur fond beige
Sous le chapeau
Lames libres, blanches à crème, serrées
Pied
Très long, creux, chiné de brun (zébré), bulbeux à la base, anneau double qui coulisse
Chair
Blanche, tendre, ne change pas de couleur
Odeur
Agréable, fruitée ou de noisette

Ne pas confondre avec

  • Amanite phalloïde (Amanita phalloides) et autres amanites Mortel

    Volve à la base du pied, anneau simple et fixe, pied non chiné ; la coulemelle a un pied renflé sans volve et un anneau qui coulisse

  • Petites lépiotes (lépiote brun rose Lepiota brunneoincarnata, lépiote helvéolée Lepiota helveola) Mortel

    Petites, généralement pas plus de 6 cm ; ne jamais cueillir de lépiote de moins de 10 cm de haut

  • Lépiote vénéneuse (Chlorophyllum brunneum) Toxique

    Pied pas plus long que le diamètre du chapeau, non chiné, bulbe marginé, anneau simple, chair qui roussit

  • Lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes) Indigeste

    Chair qui rougit à la coupe, plaques du chapeau plus mécheuses et moins contrastées ; mal tolérée par certains

En cuisine

Retirer le pied, fibreux et coriace ; l’anneau se mange

Nos astuces pour la coulemelle

  • Si c’est petit, méfiez‑vous : une coulemelle adulte forme un vrai parasol.
  • Faites glisser l’anneau : il doit coulisser le long du pied, sinon passez votre chemin.
  • Vérifiez le pied zébré et son bulbe à la base.
  • Coupez un morceau de chair : elle doit rester blanche, sans rougir.
  • Les très jeunes coulemelles encore fermées sont plus dures à identifier : l’anneau n’est pas encore visible.
D’où viennent ces repères ?

De notre expérience, racontée dans le guide ci-dessous, complétée par :

Notre guide de la coulemelle

Quand je vais aux cèpes et que je coupe dans les pâtures ou les prairies, ça m’arrive de tomber sur des coulemelles ! Mais à chaque fois, une question revient toujours : comment être sûr que ce champignon appétissant n’est pas une menace déguisée ? Parce que oui, entre la coulemelle délicieuse et certaines lépiotes toxiques, il y a un vrai jeu des ressemblances. Heureusement, il y a quelques astuces pour différencier les coulemelles de ces cousines ! Allez, suivez-moi, je vous explique tout !

La taille : c’est le premier indice à ne pas manquer

Premier réflexe avant de ramasser : la taille ! Une coulemelle adulte, c’est un vrai parasol de forêt : son chapeau peut atteindre 30 cm de diamètre ! Alors si vous tombez sur une petite lépiote d’à peine 5 cm de large, méfiez-vous. Certaines lépiotes vénéneuses sont minuscules et peuvent causer de sérieux soucis si vous les confondez avec leur grande sœur comestible.

Pourtant, les coulemelles commencent toutes en étant petites, comme tout champignons ! Mais on peut les confondre avec la lépiote brun rose (Lepiota brunneoincarnata), mortelle, qui ne dépasse généralement pas 6 cm. Règle de prudence : ne cueillez jamais une lépiote de moins de 10 cm de haut.

Mon astuce : Si c’est petit, c’est louche ! Les vraies coulemelles ne sont pas du genre discrètes.

ici deux belles coulemelles de plus de 15 cm

L’anneau mobile : c’est la signature de la coulemelle

Autre caractéristique immanquable : l’anneau sur le pied. Si vous n’avez jamais joué à faire glisser l’anneau d’une coulemelle le long de son pied, il est temps d’y remédier ! Cet anneau est mobile et se déplace librement. Un détail important, car chez certaines lépiotes toxiques, cet anneau est souvent fixe ou carrément absent.

Regardez aussi la base du pied. L’amanite phalloïde, qui peut être prise pour une coulemelle, a un anneau fixe et une volve, sorte de sac qui enveloppe la base du pied. L’Anses la classe parmi les confusions les plus graves : elle est responsable d’hépatites parfois mortelles. La coulemelle, elle, a un pied renflé à la base, sans volve.

Mon conseil : Si l’anneau ne bouge pas ou s’il n’y en a pas, passez votre chemin.

Les écailles sur le chapeau : Comme une vieille peau de serpent

Un coup d’œil au chapeau peut aussi vous sauver la mise. La coulemelle est ornée d’écailles brunes sur fond clair, un peu comme une vieille peau de serpent. Mais attention, d’autres lépiotes, comme la lépiote déguenillée, peuvent présenter un chapeau écailleux. La différence ? Les écailles de la coulemelle sont plus nettes et bien réparties.

Mon astuce : Si les écailles sont bien marquées et que le chapeau est grand, c’est probablement la bonne !

La couleur du pied : c’est assurément une coulemelle quand c’est zébré !

Le pied est facile à identifier, on dit qu’il est zébré si vous regardez bien ! On dit aussi que le pied est chiné de blanc est de gris brun. Et donc sur ce long pied, qui est creux et chiné, il y a un anneau qui coulisse !

Ici c’est bien une coulemelle qui n’est pas encore ouverte, mais qui a bien son pied zébré et le bout en bulbe

Autre chose, au niveau du pied, il doit être en bulbe, c’est un critère déterminant pour savoir si c’est une coulemelle ou non.

La couleur de la chair : le test ultime

Si vous avez encore un doute, découpez un petit morceau de chair et attendez quelques instants. La coulemelle reste blanche. En revanche, certaines lépiotes, comme la lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes), rougissent à la coupe. C’est un excellent moyen de trancher (sans mauvais jeu de mots).

Mon conseil : Si la chair change de couleur, surtout vers le rouge ou l’orange, reposez vite ce champignon !

Le dessous d’une coulemelle

Odeur et saveur : une coulemelle ne trompe pas les narines !

Enfin, une coulemelle ne triche pas avec son parfum. Elle dégage une douce odeur agréable, presque sucrée. Rien à voir avec l’odeur désagréable ou piquante de certaines lépiotes toxiques.

Mon astuce : L’odeur est un indice, jamais une preuve : une bonne odeur ne garantit pas que le champignon est comestible. Vérifiez toujours la taille, l’anneau qui coulisse et l’absence de volve.

Ici des bébés coulemelles. On ne peut pas encore voir l’anneau mais les pieds zébrés. Plus dur à identifier.

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Écrit par Jérémy

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